Xeomin : la concurrence est toujours salutaire!

La protéine botulinique Xeomin de Merz Pharma a été approuvée récemment par Santé Canada et est maintenant offerte dans plusieurs cliniques médico-esthétiques.
Il s’agit d’une molécule qui, comme le Botox, réduit la contraction de certains muscles du visage pour atténuer et adoucir les rides d’expression, souvent à l’origine d’un air sévère ou fatigué.

Même si le Botox a eu le haut du pavé pendant de nombreuses années (il fête d’ailleurs 10 ans d’utilisation à des fins esthétiques), je pense que la présence de nouveaux joueurs et compétiteurs dans le paysage médico-esthétique est un signe de santé et de progrès, témoignant de l’importance de ce marché et du besoin d’y introduire des produits de qualité.
D’ailleurs, un autre neuromodulateur (c’est ainsi qu’on appelle la classe de produits agissant sur la contraction musculaire) est aussi annoncé pour bientôt, son dossier étant encore entre les mains de Santé Canada. Il s’agit du Dysport de Médicis.

Il est à noter que ces molécules sont offertes depuis quelques années déjà dans plusieurs pays, autant en Europe qu’en Amérique, et qu’elles ont fait la preuve de leur efficacité et, surtout, de leur innocuité, comme en attestent leurs très bonnes feuilles de route et le degré de satisfaction, autant des patients que des médecins, quant aux effets désirés. Il ne faut surtout pas oublier qu’avant leur mise en marché, ces produits ont suivi le long chemin des études et des essais cliniques et sont soumis à de rigoureuses vérifications par les instances gouvernementales de contrôle, comme Santé Canada.

Donc, trois produits visant les mêmes buts et effets. Est-ce trop?
Pendant 10 ans, nous nous sommes très bien débrouillés avec le Botox, et pourtant je crois que la présence de plus nombreux produits très compétitifs va encore plus susciter l’intérêt de la population, pousser les industries pharmaceutiques à de nouveaux niveaux d’excellence et de qualité, démystifier et rendre plus accessible l’information.

Pour revenir au Xeomin, avant son lancement officiel, j’ai eu le privilège de faire parti d’un petit groupe sélectionné de médecins canadiens appelés à se prononcer sur l’efficacité du produit, après avoir mener une étude de satisfaction auprès de la clientèle. Le consensus dégagé lors des discussions de ce comité aviseur n’a pas manqué de souligner l’interchangeabilité du Xeomin avec le Botox, à tous les niveaux d’utilisation, de la reconstitution à l’administration, en passant, bien sûr, par la durée d’action.

Donc, deux produits très similaires qui, entre les mains d’injecteurs chevronnés, donnent des résultats fantastiques et naturels!
Vais-je continuer à utiliser Botox? Bien sûr!
Vais-je aussi utiliser Xeomin? Bien sûr!
C’est comme si, au lieu de choisir entre Mercedes et BMW, j’achetais les deux!
Deux produits ayant chacun ses caractéristiques propres, mais deux produits de très grande qualité!

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2 Comments

  1. isabelP.
    Posted 21/01/2014 at 12:49 | Permalink

    Je tolère très mal le Botox, quelques jours après mes injections frontalier je suis malade comme si j’avais une grosse grippe, mal a la tête, fièvre et nausées, mais j’adore le résultat, est ce je peux utiliser Xeomin a très petite dose ou ça risque d’être la même chose? Merci de votre réponse je ne sais trop quoi faire avec ça.

    • Posted 26/01/2014 at 14:31 | Permalink

      Les maux de tête accompagnés de symptômes grippaux sont un des rares effets secondaires du Botox. Il est malheureusement difficile d’en identifier la cause, mais les petits traumatismes que l’aiguille occasionne aux muscles injectés sont montrés du doigt. La technique d’injection revêt donc une importance cruciale et il faut s’assurer de faire affaire à un médecin injecteur chevronné.
      Le Xeomin est une protéine botulinique de type A, au même titre que le Botox et le Dysport, aussi disponible sur le marché canadien. Sa composition est légèrement différente, mais je ne crois pas que son utilisation éliminerait les risques de maux de tête. Ceci dit, puisque vous adorez les résultats, il vaudrait peut être la peine que vous l’essayez. Prenez bien soin de mentionner vos symptômes à votre médecin et assurez-vous qu’il utilise les plus petites doses possibles, idéalement avec des aiguilles de très petit calibre. La norme courante veut qu’on utilise des seringues à insuline avec des aiguilles 31G.
      Cordialement,
      Yves Hébert, MD

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