ACME, un acronyme à retenir!

L’ACME ou l’Association canadienne de médecine esthétique est une organisation qui regroupe des médecins canadiens qui ont fait de la médecine esthétique leur pratique quotidienne et qui souhaitent améliorer la qualité de leurs services par le biais de l’éducation qui leur est offerte sous forme de congrès et de programmes de mentorat et de formation. Ces activités visent toutes à parfaire la connaissance scientifique des médecins participants et à leur donner des outils de travail pour répondre aux besoins grandissants de la population, qui fait de plus en plus appel aux services spécialisés de la médecine esthétique.

Le besoin de standardiser les soins offerts et de s’assurer de leur bonne qualité est devenu maintenant une priorité, afin d’éviter les dérapages inévitables qui pourraient se produire et qui, en fait, se produisent déjà, causés par l’arrivée massive sur le marché de médecins peu expérimentés dans l’art, puisqu’il s’agit bien d’un art, de la médecine esthétique. Beaucoup de médecins se tournent vers cette pratique ‘’facile’’ et ‘’lucrative’’ sans avoir les préalables nécessaires, que ce soit sur le plan de la compétence ou sur le plan de la personnalité. J’ai mis entre guillemets les mots ‘’facile et lucrative’’ parce que c’est loin d’être une pratique facile – elle fait appel, en effet, à des techniques qu’il faut maitriser avec grand soin, et elle loin d’être lucrative, à moins d’y consacrer de nombreuses heures de travail acharné. Sans compter qu’il faut aussi prévoir le temps dévolu à l’étude et à la formation en cours d’emploi et à la lecture de journaux et périodiques spécialisés, par l’internet ou par les médias traditionnels.

L’ACME est depuis longtemps consciente que la population du Canada est en droit d’exiger des soins médico-esthétiques de qualité et elle a donc voulu innover en proposant à ses membres un programme complet de formation pouvant mener à une certification ou à un diplôme. Ce programme sera lancé officiellement au cours du prochain congrès national qui se tiendra cette semaine, les 4 et 5 octobre, à Vancouver.

Je suis membre de l’ACME depuis 2004 et j’ai l’honneur d’en assurer la présidence pour un mandat de trois ans qui se terminera à l’automne 2012. Cet organisme encore jeune a quand même acquis, en peu d’années, un grand degré de maturité et son programme de formation sera le fer de lance qui lui permettra de s’affirmer comme l’autorité en matière de soins médico-esthétiques auprès de la population, de nos collègues médecins et des organismes de contrôle, comme les Collèges de médecins à travers le Canada. Les différents collèges se penchent de plus en plus sur les effets pervers de l’expansion incontrôlée de la médecine esthétique et de ses dérives malheureuses et veulent, à juste titre, encadrer de façon plus rigoureuse son développement. Quoi de mieux, par contre, que l’autorégulation? Le besoin d’instaurer de très hauts critères de qualité doit venir des praticiens eux-mêmes au lieu d’être imposé par des instances supérieures et c’est là que l’ACME pourra jouer un rôle primordial et devenir un interlocuteur incontournable.

Mon souhait le plus grand à la veille du congrès annuel de l’ACME ? Que tous les médecins ayant un intérêt pour la médecine esthétique deviennent membres de l’association et qu’ils participent avec enthousiasme au programme de formation, quelque soit leur niveau d’expertise, afin de fournir à la population canadienne des soins médico-esthétiques qui répondent à des standards de qualité irréprochables!

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