Less is more in aesthetic medicine!

I was recently invited to attend a meeting of Canadian doctors practicing Aesthetic Medicine and Surgery and every participant was asked to present one slide with a pearl of wisdom or practical tip. At first, I couldn’t come up with any ideas but then I thought of a quote from a famous Italian actress of the sixties, Anna Magnani. She once said to her make-up artist: ‘’Please, don’t retouch my wrinkles. It took me so long to earn them!’’

I found that quote particularly a propos. You have to realize that I had to speak in front of the top injectors in the country, but, at the same time, I didn’t want to ruffle feathers by implying that they were over treating their patients. My approach, as a cosmetic physician with a background in general practice, is somewhat more conservative than some of my colleagues and I always have in mind to be respectful of my patient’s needs and to listen to their concerns. Less is better, most of the time!

A forehead completely frozen, eyes in a perpetual state of surprise, Spock eyebrows, chipmunk cheeks, overfilled lips, these are not synonyms of beauty! Quite the contrary, they indicate an insufficient knowledge of the facial expressions and attributes, and they do not enhance the intrinsic beauty of the face. They are, in fact, a caricature of beauty!

To be able to capture the subtle elements leading to a harmonious and balanced face requires great knowledge of the anatomy of the face, of the complex actions of all the fine expression muscles and of the mechanisms of ageing. But what makes the results outstanding?  The artistic sense that allows the cosmetic physician to use his palette of colours to create a lovely portrait!

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Le Botox® à domicile : un petit beigne avec ça?

Une patiente m’a récemment demandé si je voulais participer à un ‘’party Botox’’ à son domicile. J’ai, bien sûr, répondu avec un non catégorique, mais non sans me demander comment on en était arrivé à banaliser ainsi un acte foncièrement médical.

Il faut, en effet, rappeler que l’injection de Botox® relève de la science médicale et non du charlatanisme cosmétique, et qu’elle doit se conformer à des standards de pratique qui ne peuvent jamais être reproduits dans le contexte d’un domicile privé.

Même s’il s’agit d’une procédure à l’apparence facile et anodine, il n’en reste pas moins qu’un maximum de précautions doit être pris pour en assurer l’hygiène et la stérilité et qu’un minimum d’équipement est requis dans le cas relativement improbable mais réel de complications ou réactions anormales.

Nos voisins américains, avec leur obsession du sensationnalisme, du clinquant et du tape-à-l’œil, ont été parmi les premiers à s’adonner à cette pratique, mais les associations médicales ont vite réagi en proclamant haut et fort le danger que courent les patients.

La pratique du Botox® à domicile est donc maintenant proscrite par les associations médicales et les Collèges de médecins à travers le monde, mais il y aura malheureusement toujours des médecins peu consciencieux ou à la recherche de gain rapide ou de nouvelle clientèle qui se prêteront à ce jeu dangereux.

La médecine esthétique est à un tournant de sa jeune histoire et, petit à petit, elle est en train d’acquérir ses lettres de noblesse, comme le démontrent les nombreux congrès et publications qui lui sont consacrés et les études scientifiques sérieuses sur les différents produits et technologies dont on se sert maintenant. Par contre, la population, avec la complicité des médias, n’y voit que du feu, et est portée à banaliser la portée des gestes médicaux de cette pratique qui semblent à tort ne comporter aucun risque ou effet secondaire. C’est pourtant loin d’être le cas! La preuve se retrouve dans les innombrables bavures qui se commettent tous les jours lorsque les traitements ne sont pas effectués avec rigueur scientifique et compétence professionnelle.

Le meilleur contexte pour les injections de Botox® ou pour recevoir des traitements avec injectables de comblement ou avec lasers d’épilation, de rajeunissement ou de raffermissement, sera toujours la clinique médicale reconnue,  bien établie, à la réputation irréprochable, au personnel bien formé pour faire face à toute complication possible et où tout geste thérapeutique est la responsabilité du médecin traitant.

Pour le beigne, il y a toujours Tim Horton!

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La médecine esthétique en synergie avec la chirurgie esthétique!

On confond souvent médecine esthétique et chirurgie esthétique. Pourtant, les deux pratiques sont très différentes, la chirurgie étant par définition plus invasive, par l’utilisation de techniques et méthodes comportant bistouri, anesthésie, temps de récupération prolongé et cicatrices. De l’autre côté, la médecine esthétique y va d’une approche plus en douceur qui comporte beaucoup moins d’inconvénients et qui fait appel à des interventions moins invasives, telles que les injections de Botox® ou de produits de comblement, les lasers de rajeunissement cutané ou encore les technologies de raffermissement.

Le dilemme qui se pose est de savoir laquelle des deux approches convient à un patient qui se présente en consultation, puisqu’il existe plusieurs réponses possibles à son problème, selon la voie que l’on privilégie.

Prenons le cas d’une patiente de 40 ans qui se plaint d’un début de relâchement de la peau du visage. À l’examen, il est difficile de visualiser ce manque de tonus puisque les formes du visage ne sont pas encore alourdies, qu’il n’y a pas de rides apparentes et que l’état général de la peau est bon. Par contre, la patiente ressent un changement et voudrait ralentir le processus de vieillissement. Il va de soi que, dans ce cas-ci, une approche modérée est de mise et que je suggèrerais des techniques non invasives de raffermissement cutané à base de radiofréquences, comme le Venus Freeze, et un protocole de soins quotidiens avec des produits cosméceutiques qui stimuleront la formation de collagène.

Cette même patiente qui n’aurait pas suivi mes recommandations et qui reviendrait me voir 10 ans plus tard, montrerait sans doute des signes beaucoup plus évidents de relâchement cutané, avec bajoues plus prononcées, cou flétri, rides plus profondes. Ce serait alors le moment de lui suggérer une approche plus agressive, correctrice plutôt que préventive, et procéder à un lifting inférieur du visage et du cou, par exemple.

Même patiente, mais solutions diamétralement opposées!

Il existe, par contre, des zones grises où il est plus difficile de savoir quelle serait la meilleure alternative. L’exemple classique serait celui d’une patiente qui aurait besoin d’un lifting, mais qui, pour toutes sortes de raisons, n’en veut pas. Le seul choix qui lui reste est alors l’approche plus en douceur, mais il faut bien comprendre qu’aucun traitement ou technique ne lui donnera les résultats qu’elle aurait pu obtenir avec une chirurgie.

Il y a aussi des situations où la chirurgie n’apportera aucune amélioration, comme dans le traitement des taches pigmentaires ou dans la correction des rides superficielles et des joues creuses.

On réalise alors que médecine et chirurgie esthétique se complètent et travaillent en synergie plutôt qu’en antagonisme, les limites de l’une étant souvent les atouts de l’autre. C’est donc le devoir du médecin en esthétique, qu’il soir chirurgien, dermatologue ou généraliste,  de dresser un portrait complet des possibilités de traitement, en définissant clairement les avantages et les limites de chaque option, de façon à ce que les patients puissent faire un choix éclairé et judicieux. 

 

 

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Taches brunes et peaux foncées: Quelles sont les solutions?

Bonjour Docteur,

Je suis une femme âgée de 48 ans et j’ai un problème de taches brunes qui commence à vraiment me déranger. J’ai aussi des taches de rousseur qui semblent aussi se dilater avec l’âge et que j’ai hérité de ma mère qui a la peau très blanche alors que moi j’ai la peau mate. Je m’adresse à vous, car j’ai besoin d’une réponse honnête à mes questions et je pense que vous êtes la personne la mieux placée pour me conseiller, au fait je suis une Marocaine qui vit au Canada depuis 3 ans à peu près, mon problème de taches a commencé dans mon pays comme on a beaucoup de soleil et que je ne me protégeais pas assez, mon dermato au Maroc m’avait prescrit la crème dépiwhite qui m’avait donné de bons résultats, mais peu après l’arrêt du traitement mes tâches se sont accentuées. J’avais lu que l’hydroquinone est cancérigène donc je n’ai pas renouvelé le traitement. Une fois ici au Canada, j’ai revu un autre dermato qui m’a prescrit lui aussi un traitement à base d’hydroquinone, crème Néostrata hq+ ? et crème Mela D anti tâches, il m’a par contre déconseillé tout autre traitement comme le peeling ou le laser car il y’aurait risque d’hyperpigmentation après le traitement, il m’a expliqué que ma peau a tendance à tâcher quand elle est agressée comme en cas de brulures par exemple( j’ai eu une petite brulure à la main depuis un an et la tache brune qu’elle m’a laissé en guérissant est tjs visible), j’ai suivi le traitement pendant un peu plus qu’un an, le résultats était satisfaisant, mais dès que j’ai arrêté le traitement et malgré la protection quotidienne de mon visage avec un écran total, mes taches sont réapparues et plus grandes qu’avant. J’aimerai s’il vous plait savoir s’il y a un traitement efficace qui pourrait en venir à bout et si les traitements qui existent conviennent aux peaux mates comme la mienne. J’ai entendu parler de la technologie IPL qui serait une solution parmi tant d’autres, mais j’ai besoin de l’avis d’un spécialiste pour ne pas perdre de l’argent et pour être sure que les résultats soient au rendez-vous.
J’aimerai préciser que mes taches ne sont pas catastrophiques et pas très foncées, mais elles font que mon teint parait comme brouillé, ma peau n’est plus claire comme avant, mais si après un traitement, je risque de me trouver avec plus de taches, je préfère ne rien essayer.
Je m’excuse d’avoir été longue et je vous remercie infiniment d’avance.

Chère Madame,

Je vous remercier de m’avoir adressé cette question très intéressante sur les taches pigmentaires tenaces chez les individus à la peau plus mate et/ou foncée.

Il s’agit là d’un défi en médecine esthétique puisque les peaux comme la vôtre, qui génétiquement contiennent plus de mélanine, sont une contrindication à l’usage de plusieurs lasers et même souvent de IPL (appareils à la lumière pulsée). Certaines de ces technologies pourraient causer, en effet, plus de dommages que de bénéfices et accentuer l’hyperpigmentation existante.

Une avenue intéressante serait l’utilisation du par la radiofréquence (avec l’appareil Fractora) qui permet de graduellement renouveler la peau en éliminant les couches hyperpigmentées, petit à petit, au fil des traitements. Il s’agit d’une technologie relativement récente, mais qui a fait ses preuves et que je j’emploie, avec succès depuis plusieurs mois, pour le rajeunissement du visage, le contrôle de l’hyperpigmentation, l’atténuation des rides et ridules et ce, même chez les patients à la peau plus foncée.

Il faut toutefois bien préparer la peau à ce genre d’intervention et j’encourage toujours mes patients à adopter un programme quotidien de soins de la peau incluant antioxydants, agents éclaircissants et exfoliants, dans le but de diminuer au maximum l’hyperpigmentation avant le début des traitements. Une période de 6 à 8 semaines est habituellement suffisante.

Après les traitements et une fois obtenu le contrôle des taches brunes, il est très important de continuer d’appliquer consciencieusement de bons produits cosméceutiques afin de prévenir le retour de ces mêmes taches. Il faut savoir qu’on ne peut pas complètement détruire les cellules qui fabriquent la mélanine et qui se trouvent dans les couches profondes du derme. Il est, en effet, impossible de les atteindre sans courir le risque de causer des lésions permanentes à la peau.

Donc, il y a de l’espoir! Il faut, par contre, réaliser que la partie n’est jamais gagnée et que la lutte contre l’hyperpigmentation comporte un volet primordial de soins quotidiens, indispensable au maintien des résultats.

J’espère, chère Madame, avoir répondu à vos questions et je vous invite à communiquer avec moi pour tout autre question ou sujet concernant la médecine esthétique.

Cordialement,

Yves Hébert, MD

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La médecine esthétique : anarchie ou progrès?

Je consacre 100 % de ma vie professionnelle à la pratique de la médecine esthétique parce que je considère que c’est une activité que je ne peux pas faire à temps partiel. D’une part, j’aime mon travail et je ne me verrais pas faire autre chose, mais, d’autre part, je crois que la complexité et l’étendue du champ de pratique médico-esthétique méritent plus que quelques heures par semaine à n’injecter que du Botox et des produits de remplissage. C’est pourtant ce que beaucoup de médecins font, tout en se targuant de pratiquer la médecine esthétique.

J’ai commencé à travailler dans ce domaine avant même que le terme ‘’médecine esthétique’’ existe, alors que nous n’avions à notre disposition que le Zyderm (les plus vieux d’entre vous s’en souviennent peut être!) et quelques peelings chimiques. Nos moyens étaient rudimentaires, la formation se faisait sur le tas, le Botox  n’existait que dans nos rêves les plus fous et la révolution médico-esthétique était encore à faire.

À l’époque, et je ne suis pas si vieux que ça,  c’était facile de se mettre à jour en assimilant graduellement, une à une, les différentes techniques qui voyaient le jour. Maintenant, par contre, devant la prolifération de produits et de techniques, tout nouveau médecin désirant œuvrer en médecine esthétique se doit d’avoir une formation plus extensive et approfondie. La tache est immense, je le reconnais, mais c’est le prix à payer pour établir une pratique qui couvre tous les aspects du champ médico-esthétique et non pas seulement un volet bien limité, comme les injectables, comme se plaisent à faire nombreux de mes confrères.

C’est une vision bien réductrice de la médecine esthétique que de se contenter d’injecter du Botox  et des produits de comblement, en négligeant les autres volets qui forment un tout bien cohérent. Si on ne s’attarde qu’à l’étude du visage, par exemple, comment peut-on offrir seulement d’adoucir les rides quand la peau montre des signes de vieillissement à tous ses niveaux? Ne vaudrait-il pas mieux de pouvoir offrir un plan de traitement en fonction des besoins réels de la peau des patients, qui comprendrait séances de photorajeunissement avec laser ou IPL, raffermissement par la radiofréquence, hygiène quotidienne avec de bons produits cosméceutiques? Voilà une proposition cohérente que peu de médecins sont en mesure de proposer,  bien malheureusement!

Je pense qu’il est grand temps que les médecins qui se vantent de pratiquer la médecine esthétique soient incités à parfaire leur formation et à prouver leur compétence.  Le Collège des médecins du Québec est sur la bonne voie en exigeant des médecins qui désirent pratiquer la médecine esthétique un degré de formation plus adéquat. C’est aussi ce que l’Association canadienne de médecine esthétique, dont je suis président, a compris, en mettant sur pied un programme complet de formation académique et pratique qui s’adresse à tous ses membres, de façon à ce que la pratique soit plus encadrée et que l’information soit accessible à tous les médecins conscients de l’Importance de la qualité de l’acte médico-esthétique.

 

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Cordonnier mal chaussé? Ce n’est pas toujours vrai!

Je me trouve chanceux d’avoir à ma disposition plusieurs produits et appareils et des confrères en qui je fais confiance, pour faire des essais sur moi-même de façon à infirmer le fameux dicton qui veut que le cordonnier soit le plus mal chaussé!

J’admets avoir recours à quelques subterfuges pour donner à mon visage un ‘’look’’ plus frais et détendu et à mon corps un peu de fermeté, pour contrer les effets pervers de la cinquantaine avancée! Je suis abonné au Botox et je ne m’en cache pas auprès de mes patient(e)s en me citant en exemple, ce qui est souvent rassurant. J’ai aussi occasionnellement recours aux injectables de comblement au niveau des plis nasogéniens , ces vilaines rides qui vont du nez au côté de la bouche et qui se creusent inéluctablement grâce à la force de gravité à laquelle nous sommes malheureusement tous soumis. J’ai d’ailleurs fait dernièrement l’essai du Radiesse, un injectable que j’utilise régulièrement depuis son arrivée au Canada, il y a plusieurs années. Ma collègue et complice de toujours, la Dre Stanojlovic, s’est bien prêtée à me porter assistance dans ce moment de grand besoin et a mis à l’oeuvre tous ses talents d’injectrice et d’artiste pour combler mes rides de façon tout à fait naturelle. Le processus s’est fait avec très peu d’inconfort, en quelques minutes seulement, sans presque laisser de traces, sauf une petite ecchymose qui a duré 3 jours. Les résultats sont au-delà de mes espérances et je retrouve des sillons nasogéniens moins prononcés, adoucis par le Radiesse qui s’est très bien intégré dans mes tissus, sans laisser de bosses ou d’irrégularités. Je sais par expérience que ce produit comblera mes plis entre 8 et 12 mois grâce à la stimulation du collagène qu’il déclenche. Somme toute, une expérience très positive, facile, indolore et, surtout, satisfaisante sur le plan esthétique.
Ce que je retire de cette petite aventure, en plus de l’effet rajeunissant qui n’est pas à dédaigner? L’expérience directe d’un produit dont je peux maintenant parler en toute connaissance de cause. On a beau avoir une connaissance théorique approfondie d’un produit, rien ne vaut l’avoir essayé.
C’est ainsi que je ne me fais jamais prier pour être volontaire pour l’essai de la plupart des nombreux produits et technologies dont la clinique est dotée, dans le but de savoir exactement ce qu’ils font et ce qu’on ressent. Si, en bonus, j’en tire moi-même un bénéfice esthétique, pourquoi ne pas m’abandonner en toute confiance aux mains expertes de mes collègues et de mes techniciennes et vivre l’expérience directe?

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Des preuves accablantes qui militent contre les salons de bronzage!

Les témoignages poignants et accablants des victimes des salons de bronzage et les nouvelles récentes annonçant l’adoption prochaine d’une loi interdisant les salons de bronzage aux mineurs me servent de prétexte pour insister encore une fois sur l’importance de se protéger intelligemment des effets nocifs du soleil et de ne jamais recourir aux cabines de bronzage.
J’avais d’ailleurs déjà fait part de mon avis sur mon blogue au mois de septembre dernier: Les salons de bronzage, dangereux ou pas?

Voici maintenant le témoignage touchant d’une autre victime du soleil artificiel qui, de façon très lucide et candide, ne se gêne pas pour blâmer son insouciance et son ignorance face aux dangers réels des cabines de bronzage. La leçon qu’elle en a tirée et les cicatrices que la chirurgie lui a laissées lui permettent toutefois de lancer maintenant un véritable cri du cœur et de mettre en garde la population contre la séduction fictive d’une peau bronzée.

Merci, Rachelle!

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Pour des injections de Botox en toute sécurité!

Dans la foulée des récentes révélations-choc sur les dangers de l’épilation laser non règlementée à l’émission W5 de la CBC, voici une autre enquête de CBC News sur les dangers des injections de Botox qui ne sont pas administrées par des médecins dûment formés.

De soi-disant docteurs, qui en réalité sont des naturopathes, des techniciens laser, des médecins sans permis ou d’autres imposteurs de tout acabit, affichent allègrement un ‘’Dr.’’ devant leur nom, lorsque la loi prévoit que seulement un médecin diplômé et en règle avec le Collège des Médecins a le droit d’utiliser cette appellation. Ces charlatans s’octroient abusivement le droit de pratiquer certaines interventions, comme les injections de Botox et de produits de comblement ou d’utiliser des lasers potentiellement dangereux, sans avoir les connaissances suffisantes et la formation nécessaire.

Cette réalité qui sévit chez nos voisins américains et qui a déjà causé des décès avec du Botox contrefait, commence à se répandre comme une tache d’huile ici chez nous.

Depuis longtemps, on se berce dans l’illusion d’être à l’abri de ces mauvaises pratiques, naïvement confiant dans nos instances gouvernementales ou nos institutions de contrôle qui sont là, en principe, pour nous protéger.
Malheureusement, ni Santé Canada ni les Collèges des médecins à travers le Canada ne semblent prendre au sérieux la menace qui plane sur nous et le danger réel de ces pratiques abusives. Aucune législation n’existe actuellement pour règlementer la pratique non médicale de la médecine esthétique et on assiste à des dérives dramatiques qui minent la crédibilité des médecins qui en font leur gagne-pain quotidien et qui travaillent dans les conditions optimales de sécurité et de qualité.

Il faut que ces pratiques aberrantes et dangereuses cessent, que toutes les procédures touchant de près ou de loin à l’intégrité de la peau soient permises exclusivement à des médecins qualifiés, ayant eu une formation exhaustive dans l’art de manier ces produits médicaux et qui y consacrent leur pratique médicale.

Je vais même aller plus loin, conscient que je ne vais pas m’attirer beaucoup de sympathie ici, mais je suis aussi contre les ‘’médecins itinérants’’ qui, pour combler leurs heures de travail, consacrent quelques heures occasionnelles de travail dans les salons de coiffure, les centres d’épilation laser et les spas. Ils y offrent de la médecine esthétique au rabais, un suivi médical des patients souvent inadéquat et des conditions de travail tout à fait inacceptables. Un salon de coiffure n’est pas une clinique médicale et ne sera jamais équipé pour faire face à des complications possibles. Je ne le souhaite à personne, mais un choc anaphylactique pourrait arriver même avec des produits aussi ‘’anodins’’ que le Botox ou les injectables de remplissage!

La médecine esthétique est devenue, de nos jours, une pratique à part entière, complexe, diversifiée et exigeante. Il ne suffit pas d’avoir eu quelques heures de formation en injections de Botox pour se considérer médecin en esthétique!

Il faut que les choses changent! Nos instances gouvernementales se doivent de prendre conscience du danger réel que nous courons et légiférer en conséquence, et la population se doit d’être plus consciente de l’importance de choisir des professionnels de la santé d’expérience pour tout ce qui concerne les traitements esthétiques et d’exiger compétence, qualité et sécurité. Après tout, on va bien consulter un cardiologue si on a un problème cardiaque. Pourquoi on irait donc consulter une esthéticienne ou un naturopathe si on a une pathologie ou un problème cutané? Saviez-vous que la peau est le plus gros organe de notre corps? Ne mérite-t-elle pas les meilleurs soins médico-esthétiques?

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More on the dangers of laser hair removal by non-medical providers

A few days after posting here on my blog about the dangers of laser hair removal by non-medical providers, CTV’s W5 made public the shocking results of an investigation on the unregulated world of cosmetic and hair removal lasers and the dangers they represent for the general population when performed in non-medical environments:

W5 Investigation: The painful side to laser skin treatments | CTV News.

The broadcast brings to our attention with distressing testimonials the inadequacy in the training of non-medical providers and their incompetence. Bogus ‘’institutes’’ often deliver qualification certificates after only one hour of very basic and dangerously insufficient training and the management of severe complications (burns, discolorations, scars) is non-existent. It is frightening that this is happening every day leaving naïve patients disfigured and psychologically traumatized by a technology that is supposed to improve their appearance!
I hope that regulatory bodies like Health Canada and the Colleges of Physician across the country will take note of the message delivered by W5 and that eventually all laser treatments will be recognized as medical acts requiring competent providers and medical supervision.
To read my blog on the dangers of laser hair removal, please click here: L`épilation-laser: un geste banal? Pas tant que ça!

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L`épilation-laser: un geste banal? Pas tant que ça!

Je suis toujours décontenancé par la naïveté et la crédulité des gens qui se laissent berner par les offres alléchantes et les publicités souvent mensongères des vendeurs d’épilation-laser de tout acabit.
Depuis quelques années, on assiste à une prolifération effrénée de centres offrant des services d’épilation-laser, que ce soit dans des racoins déguisés en salle de soins au fin fond d’un salon de coiffure ou dans des contextes franchisés aux allures pseudocliniques.
On a tellement banalisé cette procédure que c’est devenu tout à fait naturel d’accepter qu’elle soit souvent offerte dans des endroits plus ou moins douteux où le contrôle de la qualité est inadéquat, où les soins sont offerts par du personnel incompétent, où les complications sont mal gérées ou carrément ignorées, et où la rentabilité passe avant la satisfaction des clients.

Il m’arrive régulièrement de voir des patients ayant eu de mauvaises expériences dans des centres reconnus d’épilation-laser et me consultant pour que je traite des brulures de deuxième degré, des taches brunes persistantes ou des décolorations de la peau, toutes secondaires à des traitements inadéquats. Puisque, dans la tête des clients, l’épilation-laser est maintenant considérée comme une routine sans risques, ça ne surprendra personne de savoir que la grande majorité de ces centres n’ont pas de personnel médical sur place pour répondre aux complications possibles et prescrire les soins nécessaires. Une patiente brulée au deuxième degré dans un de ces endroits suspects m’a déjà dit qu’on lui avait suggéré d’appliquer des compresses d’eau d’hamamélis sur ses brulures. C’est peut être adéquat pour une inflammation légère mais tout à fait insuffisant pour une lésion cutanée plus profonde!

Selon les organismes de contrôle, comme Santé Canada et le FDA (Food and Drug Administration) de nos voisins du sud, les lasers pour épilation-laser font partie de la classe IV dans la classification établie en fonction des risques possibles. La classe IV est la plus dangereuse à cause des dommages permanents aux yeux et à la peau que ces lasers peuvent infliger lorsque utilisés sans les compétences nécessaires.
Même les appareils à lumière pulsée ou IPL, de plus en plus populaires en épilation-laser, sont répertoriés dans la classe IIIb. Ils sont peut être moins puissants que les vrais lasers mais ils présentent à peu près les mêmes risques que le classe IV au niveau de la peau et des yeux. Puisqu’ils sont perçus à tort comme moins dangereux, ils procurent aux utilisateurs un faux sentiment de sécurité!

À mon avis, les lasers et autres appareils à énergie lumineuse, comme les IPL, devraient être considérés comme des appareils à usage médical exclusif et être disponibles seulement dans des centres où un médecin qualifié assume la responsabilité et la supervision des traitements.
J’apparente ces traitements à des actes médicaux qui peuvent être délégués à du personnel qualifié et familier avec les lois de la physique des lasers, qui soit capable de reconnaitre les moindres signes de complications et d’orienter les patients vers les ressources médicales sur place pour une prise en charge immédiate.

Tant que les organismes de contrôle, comme Santé Canada, et les ordres professionnels, comme le Collège des médecins du Québec, n’auront pas réalisé les risques pour la santé publique que représente l’usage anarchique et sans encadrement de ces appareils à haut risque, nous continuerons à recevoir dans nos cliniques des patients ayant vécu des expériences horribles et les laissant parfois avec des séquelles permanentes.
Nos amis américains ont commencé à se réveiller face aux complications croissantes en rapport avec l’épilation-laser et plusieurs états imposent maintenant que l’usage des lasers soit confié exclusivement à des médecins qualifiés.
À quand une législation aussi robuste ici chez nous?

Devons-nous attendre que les dérapages soient de plus en plus fréquents ou que les complications soient de plus en plus graves pour enfin réaliser le danger que représente le manque d’encadrement et le chaos actuel qui existe chez nous?

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