Les cernes sous les yeux : y a-t-il une solution?

Bonjour,

J’aimerais connaître les avantages, risques et possibles limites de traitements laser pour effacer les cernes (probablement génétiques).

Cordialement,

J.

Bonjour J.,

Merci de m’avoir fait parvenir votre question qui concerne un problème très courant en médecine esthétique et qui, en même temps, représente un défi parfois difficile à résoudre.
Il y a, en effet, plusieurs raisons à l’apparition des cernes :

• Les modifications pigmentaires de la peau vieillissante
• L’accentuation du réseau capillaire superficiel (les petits vaisseaux sanguins qu’on aperçoit sous la peau)
• La perte de volume au niveau de la partie supérieure des joues
• L’aggravation du creux sous les yeux par modification du pourtour de l’orbite de l’œil
• Les prédispositions génétiques chez les gens qui ont naturellement la peau plus foncée, comme beaucoup de peuples vivant autour de la Méditerranée

Il n’y a malheureusement pas de traitement unique qui puisse apporter une solution rapide et facile à tous ces facteurs, donc il faut préconiser une approche sur mesure qui inclura plusieurs des modalités suivantes :

Le laser pigmentaire et/ou l’IPL (lumière Intense Pulsée) pour les troubles de pigmentation
• Le laser vasculaire pour les petits capillaires dilatés
Les injectables de comblement pour remplir les creux ou pour redonner volume aux joues
• Le procédé Selphyl® ou PRP (Plasma Riche en Plaquettes) pour revitaliser la peau et lui rendre souplesse et tonus
• Les produits cosméceutiques appropriés

La première étape serait donc de consulter un médecin expert dans toutes ces modalités de traitement pour qu’il puisse déterminer quelle serait la meilleure approche à envisager dans votre cas spécifique. Il pourra ensuite vous expliquer les pours et les contres des différentes méthodes de traitement afin que vous puissiez faire un choix éclairé qui vous mènera à des résultats très satisfaisants.

J’espère avoir bien répondu à votre question et n’hésitez pas à communiquer avec moi pour tout autre renseignement sur la médecine esthétique.

Cordialement,
Yves Hébert, MD

Posted in Médecine Eshétique | Tagged , , , , | Leave a comment

Le Selphyl ou la revanche des plaquettes!

Bonjour Docteur Hébert,

J’ai quelques questions importantes à vous poser face à ce nouveau traitement Selphyl. Tout d’abord, je tiens à vous dire qu’il est le seul traitement qui m’intéresse, puisqu’il est fait à partir de notre propre sang, donc naturel. Je comprends très bien que ça prend un certain temps avant de voir les résultats, quelques jours je crois, est-ce bien ça? Cependant restaure-t-il vraiment les volumes et le contour du
visage? J’ai entendu dire que ça ne marche pas pour tous les patients, car ça dépend de la quantité de plaquettes et de fibrine qu’on a dans le sang.

J’ai 56 ans et j’ai des bajoues assez prononcées, ainsi que de nombreuses rides et ridules au visage. Puis-je espérer que ce traitement modifiera un peu ces problèmes, au moins, juste assez pour être satisfaite?

Aussi, est-ce que ce serait efficace d’injecter Selphyl sur les mains?

Selon ce que j’ai lu, un seul traitement par année au Selphyl sera suffisant. Combien de sang faut-il pour ce traitement? Est-ce qu’on peut, lors de la consultation avec vous le recevoir tout de suite (traitement Selphyl). Je demeure éloigné, et faire deux voyages ne sera pas l’idéal.

Aussi, lorsque ma décision sera prise face à ce traitement, je tiens à vous avoir comme médecin traitant, ce qui veut dire que vous procédiez à me faire vous-même les injections. Est-ce possible? Je crois en vous.

Cordialement,

Jacqueline

Chère Jacqueline,

Questions intéressantes que vous posez par rapport au Selphyl! Merci de me les avoir fait parvenir!

Précisons que le Selphyl est une procédure qui fait appel aux propriétés régénératrices des plaquettes contenues dans le sang qui, lorsque réinjectées dans les tissus, libèrent des facteurs de croissance. Ces nombreux facteurs stimulent la formation de collagène, une meilleure irrigation sanguine, le renouvellement cellulaire, donc le rajeunissement des tissus.

Le Selphyl est un ‘’kit’’ qui met à la disposition des utilisateurs tout ce qu’il faut pour le prélèvement sanguin et la préparation du plasma riche en plaquettes extrait du sang. Il existe plusieurs types de ‘’kits’’ sur le marché et donc le Selphyl n’est pas un ‘’traitement’’. On se réfère plutôt à un traitement au Plasma Riche en Plaquettes ou PRP.

On a beaucoup parlé du PRP depuis quelques années dans les médias et on l’associe souvent au ‘’Vampire Lift’’, ce qui est inexact. Ce dernier est en effet une marque déposée de traitement qui doit combiner l’usage d’une méthode PRP et des injections d’acide hyaluronique, comme le Juvéderm ou autres produits similaires.

Le PRP est une procédure dont on vante souvent les mérites, mais il faut se garder de tout croire ce qu’on en dit. Ce n’est pas du tout une procédure volumisante, à moins de vouloir se soumettre à de très nombreux traitements, ce qui deviendrait monétairement prohibitif. C’est plutôt une méthode pour améliorer graduellement la qualité de la peau dans ses couches les plus superficielles ou dans les endroits plus délicats. À cause de cette restriction, elle agit bien là où la peau est mince, comme autour des yeux, sur les mains, le décolleté et le cou, ou là où il y a des rides très fines, comme au niveau de la lèvre blanche ou de la patte d’oie.

Les résultats sont toutefois discrets et, pour y parvenir, il faut souvent 2 à 3 séances de traitements, à des intervalles de 6-8 semaines. Par la suite, le maintien s’assure par un traitement occasionnel, à tous les 6-12 mois, selon la gravité des rides et de la qualité de la peau.

Le ‘’kit’’ Selphyl, dont je me sers depuis quelques années, prévoit le prélèvement de deux petits tubes de sang, pour la préparation d’environ 8 cc de PRP. Cette quantité est habituellement suffisante pour traiter la région autour des yeux et la lèvre blanche, ou les deux mains, ou encore le décolleté.

La procédure comporte quelques effets secondaires temporaires, comme des ecchymoses et de l’enflure, qui, selon l’emplacement, seront plus ou moins visibles ou faciles à camoufler, et qui peuvent obliger à un retrait social de quelques jours.

Est-ce que la méthode Selphyl répondrait à vos besoins spécifiques? Sans doute verriez-vous de jolis résultats au niveau de vos mains, mais au niveau du visage je doute que vous soyez entièrement satisfaite puisque vous mentionnez des rides et ridules et des bajoues assez prononcées. Ce sont des signes de vieillissement un peu plus avancés que ceux qu’on peut atténuer avec une méthode PRP.

Dans votre cas, d’autres solutions de rechange aussi sécuritaires, comme les injectables à base d’acide hyaluronique, seraient probablement préférables. Il ne faut pas oublier que l’acide hyaluronique est présent naturellement dans notre peau et qu’il s’agit tout simplement d’un sucre complexe qui a la propriété d’attirer de l’eau dans les tissus, pour un comblement très naturel des rides et un rétablissement des volumes.

Tous les traitements injectables sont effectués par moi ou par ma collègue médecin et les alternatives thérapeutiques que j’offre à mes patients utilisent toujours des techniques ou des produits reconnus, sécuritaires et acceptés par Santé Canada.

J’espère, chère Jacqueline, que ces renseignements vous seront utiles et qu’ils vous mèneront à une décision éclairée.

Cordialement,

Yves Hébert, MD

Posted in Médecine Eshétique | Tagged , , , | Leave a comment

Notes de voyage : l`Afrique du Sud

Cela fait déjà quelques semaines depuis mon retour de voyage en Afrique du Sud où je suis rendu pour participer au 19e Congrès mondial de médecine esthétique, mais d’où je suis revenu avec des images impérissables gravées dans ma mémoire. Des images de gens chaleureux et accueillants, des images de paysages majestueux, des images d’animaux libres dans leur habitat naturel.

Première constatation : il faut vraiment vouloir aller si loin! Un voyage interminable m’a mené de Montréal à Londres, puis de Londres à Johannesburg et ensuite à Cape Town. Heureusement qu’il s’agissait de vols de nuit et que quelques  somnifères m’ont aidé à oublier les longues heures de vol, mais peut être que le confort de la Classe Affaires y a été aussi pour quelque chose!

Par contre, une fois rendu sur place, la fatigue a cédé la place à l’émerveillement tant la beauté naturelle de Cape Town est à couper le souffle. Avec le ciel d’un azur limpide en toile de fond, l’océan d’une part et la montagne de l’autre créent un panorama unique dans lequel la ville s’enchâsse comme un bijou. Il faut d’ailleurs emprunter la gondole qui monte au sommet de Table Mountain pour mesure l’immensité du décor qu’offre la vue sur la ville.

Cape Town

J’avais prévu deux jours de tourisme avant le début du congrès et cela m’a permis de visiter la ville qui a beaucoup à offrir au touriste : marché artisanal coloré, édifices coloniaux, églises, parcs, musées, rues piétonnes, cafés et terrasses. Seul bémol : on ne conseille pas aux touristes de se promener en ville le soir venu et la police touristique se fait un devoir d’escorter les retardataires vers le confort de leur hôtel. Ce n’est pas très rassurant, mais il y a encore beaucoup de pauvreté et d’inégalités sociales dans ce pays pourtant  moderne et riche!

Un mot sur le congrès qui réunissait environ 500 délégués de partout au monde, dont une bonne vingtaine de Canadiens. Ce congrès a lieu tous les deux ans dans une ville-hôte différente et est organisé par une des associations nationales de médecine esthétique faisant partie de L’Union internationale de médecine esthétique (UIME). Cette année, c’était au tour de l’association sud-africaine de recevoir la communauté internationale et ce défi a été relevé avec succès. L’organisation était impeccable, le palais des congrès très moderne et confortable, les exposants nombreux et dynamiques. Et les présentations scientifiques, me direz-vous? C’est peut être là que je me permets de formuler la seule critique qui me vienne à l’esprit : au retour d’un congrès j’aime avoir appris quelque chose qui changera ou améliorera ma pratique de tous les jours, mais cela n’a pas été le cas cette fois-ci. La qualité et le niveau des présentations étaient, à mon avis, un peu faibles et ne s’adressaient pas à un auditoire d’experts. Je suis sûr que de nombreux participants ont pu bénéficier du congrès et en repartir avec de bonnes idées, mais lorsqu’on est plus avancé dans notre carrière et qu’on accède à un statut d’expert, cela devient plus difficile de satisfaire notre soif de savoir et notre désir de toujours aller plus loin. Reste que le contact et le réseautage avec nos pairs sont de très bons moyens de tirer profit d’un congrès, ne serait-ce que pour se prouver qu’on fait bien les choses!

Ceci dit, j’ai eu le privilège d’être l’invité de la compagnie Skinceuticals South Africa lors du lancement  médiatique de cette ligne de soins de la peau. Pendant l’événement, on m’a demandé de présenter sur l’importance des soins de la peau et sur l’intégration de ces soins dans une pratique médico-esthétique.

L’équipe Skinceuticals

Après le congrès, un tour de 10 jours, en compagnie de quelques collègues canadiens et de leurs conjoints, m’a permis de découvrir un pays aux multiples facettes, fascinant et intrigant. Notre périple nous a amenés des vignobles ensoleillés de la région de Stellenbosch et de Franschhoek, aux sanctuaires d’animaux d’Oudtsdoorn, en passant par les vagues majestueuses de l’Océan Indien à Plettenberg Bay. Il s’est terminé à la magnifique Kariega Game Reserve où nous avons eu la chance de voir, libres dans la nature, lions, éléphants, girafes, rhinocéros, hippopotames, zèbres, gazelles, buffles, gnous et j’en passe.

Le grand explorateur!)

Impressionnant et profondément touchant de voir de si près toutes ces bêtes magnifiques dans un contexte où l’homme n’est pas leur ennemi, mais plutôt leur allié, dans la protection d’espèces menacées et dans la lutte contre le braconnage qui fait des milliers de victimes, pour le seul bénéfice de crapules qui croient encore que la poudre de corne de rhinocéros a des valeurs aphrodisiaques!

Tandi, sauvée après que les braconniers lui aient défiguré le visage et enlevé la corne

Un voyage inoubliable qui me confronte à la petitesse de l’homme devant la nature et qui me donne le goût de découvrir de nouveaux horizons. Quelle sera ma prochaine destination?

Posted in Médecine Eshétique | Tagged , , | Leave a comment

L`art de joindre l`utile à l`agréable!

Je pars en congrès et pas n’ importe où! Cape Town, Afrique du Sud, m’attend, d’ici quelques jours, pour l’ouverture du 19e Congrès mondial de médecine esthétique.
Une destination au bout du monde, entourée d’un halo d’exotisme et de mystère, et précédée d’une réputation à faire pâlir d’envie toute autre ville : beauté stupéfiante, climat idéal, charme et jovialité de ses habitants, luminosité du ciel, modernisme conjugué à la tradition, liberté créatrice, découvertes culinaires, tout y est pour que le visiteur irrésistiblement tombe sous son charme!

J’ai donc très hâte de m’y retrouver et de l’explorer pendant les quelques jours de liberté que je me suis alloués avant le congrès. Je prévois une excursion en téléphérique jusqu’au sommet de Table Mountain,

Table Mountain

l’immense montagne aplatie (d’où son nom) qui domine la ville du haut de ses 1085 mètres et qui lui donne cet air si majestueux. Je vais sûrement aller jusqu’au Cap de Bonne-Espérance

Cap de Bonne-Espérance

ce mythique bout de terre qui s’avance dans la mer et qui sépare deux océans, l’Atlantique d’un bord et l’Indien de l’autre. Je vais me balader sur le V & A Waterfront, qui est le cœur commercial de la ville, et flâner dans les rues de la ville pour en prendre le pouls. Je vais aussi essayer de m’adonner à ce que j’aime le plus en voyage, juste m’asseoir sur une terrasse et regarder la vie autour de moi.

Un mot sur le congrès qui s’inscrit dans les événements mondiaux de l’Union internationale de médecine esthétique UIME, dont le Canada fait partie par le biais de l’Association canadienne de médecine esthétique CAAM dont j’ai été le président de 2009 à 2012. Il s’agit d’un événement qui a lieu tous les deux ans dans une ville différente selon les candidatures retenues pas le comité de sélection de l’UIME. Au fil des années, cela m’a permis de visiter des villes inoubliables, comme Buenos Aires, Vancouver et Beijing, et je compte continuer à profiter de cette chance unique dans les prochaines années (Miami et Istanbul sont au programme!). Il va sans dire que l’appel du large n’est pas le seul incitatif à participer à ces congrès. L’aspect scientifique est tout aussi intéressant et le partage d’information est au cœur de l’événement. Je suis sûr d’en revenir avec plein d’idées et de nouveautés à inscrire au programme de la clinique dans les mois à venir.

Ce congrès de Cape Town me servira aussi de tribune pour 3 présentations que je donnerai, entre autres sur l’importance des sérums antioxydants dans la protection contre les rayons infrarouges du soleil et pour la guérison accélérée après traitement au laser de relissage fractionnel. De nouvelles données scientifiques viennent corroborer les observations faites sur le terrain et ce sera un privilège pour moi de partager ces conclusions avec mes confrères de partout à travers le monde.
Donc, trois jours de brassage d’idées et d’apprentissage scientifique qui ont toujours sur moi un effet très stimulateur et entraînant.
Après le congrès, je pars en excursion pendant 10 jours. Pendant ce périple, je visiterai la région des vignobles (l’Afrique du Sud est réputée pour ses excellents vins), la région touristique de Knysna en bordure de l’Océan Indien, et finalement le parc Kariega pour quelques jours de safari afin d’y voir les ‘’Big five’’ (lion, éléphant, léopard, rhinocéros, buffle)

Big 5

.Voyage bien rempli en vue, n’est-ce pas? Je compte les heures avant mon départ et j’ai hâte de voir de mes propres yeux toutes ces merveilles que je n’ai pu entrevoir qu’à travers lectures et photos. Je vais m’assurer sur place que c’est aussi beau et intéressant que ce que je m’imaginais. C’est aussi pour ça les voyages après tout!

Posted in Médecine Eshétique | Tagged , , , , | Leave a comment

Botox : à chacun sa dose!

Bonjour Docteur,

Concernant les injections de Botox, j’ai lu lors de mes nombreuses recherches sur le sujet, qu’un maximum de 20 unités doit être injecté pour la glabelle et un maximum de 24 unités pour les rides du front. Cependant, lors d’une consultation pour la glabelle, on me dit que je dois recevoir 30 unités, je trouve ca exagéré puisque cette ride n’est pratiquement pas visible (en prévention) et pour le front et la glabelle c’est 60 unités.

Ma question est la suivante : Y a-t-il des médecins qui le font pour la patiente et non pour l’argent que ca rapporte ?? Si un patient veut seulement 15 unités de Botox a-t-il la possibilité de le faire et/ou de le demander sans brimer le médecin et son travail ?

Avez-vous des noms à recommander de médecins et/ou clinique qui ne le font pas pour l’argent?

Merci et bonne année 2013 !!

Danielle

Chère Danielle,

Vous soulevez dans votre courriel une question bien délicate, à savoir où se termine l’intégrité professionnelle du médecin consulté pour les injections de Botox et où commence son intérêt monétaire purement mercantile.

Dans un monde idéal, je vous répondrais que le code de déontologie des médecins l’emporte sur toute considération matérielle. Ce code se veut un instrument de travail qui oblige les médecins à respecter certains principes de pratique, où la qualité de la médecine passe avant tout et où le respect du patient et de ses besoins est essentiel et primordial.
Il ne faut pas oublier qu’une clinique médicale, qu’elle soit esthétique ou pas, est aussi une entreprise qui emploie du personnel, doit payer ses fournisseurs et voir à ses dépenses fixes, telles que le loyer, les taxes et l’électricité. Il est donc difficile de faire abstraction de ses obligations bien terre-à-terre. J’ose, par contre, espérer que les médecins qui travaillent dans le domaine de la médecine esthétique ne se laissent pas influencer par les impératifs financiers qu’impose la gestion d’une entreprise privée, et qu’ils savent porter avec sagesse et discernement les deux chapeaux, celui du médecin et celui de l’homme ou de la femme d’affaires.

Je veux maintenant revenir à la question précise que vous posiez sur les quantités de Botox requises pour la correction des rides de la glabelle et du front.

Visage et signes de l`âge

En premier lieu, laissez-moi vous dire qu’il n’y a pas vraiment de minimum ou de maximum dans les doses de Botox pour une région donnée. Les compagnies qui fabriquent les protéines botuliniques (Allergan pour le Botox et Merz pour le Xeomin, maintenant offert sur le marché canadien) font des recommandations de base, qui sont à titre indicatif seulement. C’est au médecin de décider de la dose, en fonction de plusieurs facteurs très variables : l’âge, le sexe, l’intensité de la contraction musculaire causant les rides, la grosseur des muscles impliqués, les variations anatomiques d’un individu à l’autre, la dose minimum nécessaire, les besoins exprimés par le patient et, finalement, les ressources financières du patient. D’où l’importance d’une bonne évaluation médicale et d’un examen physique pour bien déterminer tous ces éléments. Il ne faut jamais oublier que les traitements aux protéines botuliniques sont et doivent rester des actes médicaux qui doivent être effectués par des professionnels de la santé compétents et exercés à l’art délicat des injections.

Après avoir pris en considération tous ces facteurs, le médecin proposera le plan de traitement qui répondra le mieux aux besoins identifiés. À mon avis, c’est un peu réducteur de voir un traitement avec protéine botulinique en fonction d’unités bien précises, qui, au fond, n’ont aucune signification pour le patient. En effet, qui pourrait me dire en quoi consiste vraiment une unité? 10 unités chez une personne donnent parfois plus de résultats que 20 unités chez une autre. Pourquoi? Chez certains patients, une dose de 20 unités dans la glabelle va durer 6 mois et chez d’autres, 3 mois. Pourquoi?
Mon approche se veut un peu plus globale et vis à donner le meilleur rendement possible, en fonction des éléments et des variables identifiés pendant l’évaluation et l’examen. Même si, dans me tête, je suis obligé de calculer le nombre d’unités nécessaires à l’obtention des résultats que je souhaite, en réalité, je propose à mes patients une expérience globale qui transcende la simple injection d’un nombre défini d’unités de protéine botulinique. J’effectue un traitement dont le résultat sera naturel, qui leur procurera un air rajeuni et détendu, sans que personne dans leur entourage se doute de rien. Ce seront parfois 20 unités qui feront l’affaire ou parfois 70 ou même 100, mais, chaque fois, ce sera en fonction de l’équilibre entre les facteurs purement anatomiques et physiologiques incontournables et les exigences et besoins personnels exprimés au moment de la consultation.
Il n’y a donc pas de formules magiques ou de calculs mathématiques savants, il n’y a que le savoir-faire et l’expérience du médecin!

J’espère, chère Danielle, avoir répondu à vos interrogations et je vous invite à communiquer avec moi pour tout autre commentaire ou question.

Cordialement,

Yves Hébert, MD

Posted in Médecine Eshétique | Tagged , | Leave a comment

Nos mains, les mal-aimées !

Est-il besoin de dire à quel degré on abuse de nos mains dans notre vie quotidienne ?  Le jardinage, la vaisselle, l’exposition au soleil, le lavage fréquent, le ménage, les serrements de mains, les manipulations d’objets sales, voilà tout des exemples de situations ou nos mains sont soumises à des formes d’usure ou de contamination souvent insoupçonnées et mal gérées.

On a beau appliquer de la crème hydratante, les dommages s’accumulent lentement et font progressivement place aux signes de vieillissement tant redoutés. Taches brunes, peau défraichie et relâchée, décharnement et  veines plus apparentes se manifestent sournoisement et un bon matin on réalise que nos mains ont vieilli et qu’il est grand temps de faire quelque chose pour renverser la tendance!

Jusqu’à tout récemment, nous avions peu à offrir pour le rajeunissement des mains, ou plutôt nous ne pensions pas pouvoir utiliser au niveau des mains la panoplie de traitements et produits traditionnellement réservés aux soins du visage. Donc, on se retrouve dans la situation paradoxale des patientes qui ont investi, au fil des ans, dans le rajeunissement de leur visage, mais dont les mains trahissent l’âge qu’elles veulent tant cacher.

Heureusement que les indications de traitement de plus en plus larges de nos produits et techniques s’étendent maintenant aux mains et autres régions du corps soumises au processus accéléré de vieillissement, comme le décolleté, qui est souvent exposé sans protection adéquate aux rayons nocifs du soleil.

Que peut-on faire pour garder nos mains plus jeunes plus longtemps ? Voici la liste non exhaustive de procédures faciles, sécuritaires, peu ou pas invasives, sans temps de récupération:

  • Pour les taches brunes : quelques séances de IPL (Lumière Intense Pulsée) ou de laser pour lésions pigmentaires.
  • Pour le décharnement : une séance ou deux de remplissage avec des produits de comblement, comme l’hydroxyapatite de calcium (Radiesse®) ou les acides hyaluroniques (Esthelis®, Teosyal®, Juvéderm®). À noter que le comblement des mains camoufle très facilement les veines dilatées et plus apparentes.
  • Pour la peau relâchée : un protocole de traitements de raffermissement avec la radio-fréquence (Venus Freeze®)
  • Pour la peau sèche et défraichie : l’application de crèmes riches en polypeptides et en vitamine A, pour la stimulation du collagène et l’exfoliation des couches superficielles de cellules mortes.

Toutes ces procédures se combinent aisément dans un plan structuré de rajeunissement des mains, mais la même règle de base appliquée aux soins du visage est aussi bonne pour les mains : la protection et la prévention ! Une crème de protection solaire avec un indice SPF 30 bien appliquée fera des miracles à long terme et ralentira le processus de vieillissement.

Vous ne devrez donc plus cacher vos mains et vous pourrez les montrer avec fierté !

 

 

Posted in Médecine Eshétique | Tagged , , , , , , , , , , | Leave a comment

Retour sur le congrès de greffe capillaire

Je suis fraîchement débarqué de l’avion qui m’a ramené vers notre contrée nordique après avoir quitté l’île de Nassau, où j’ai passé une semaine consacrée, d’une part, au congrès annuel de l’International Society for Hair Restoration and Surgery et, d’autre part, à quelques jours de repos bien mérité.

Ce congrès, auquel j’assiste régulièrement et qui réunissait plus de cinq cents participants, fait le point annuel sur tout ce qui concerne les cheveux, de la biologie aux médicaments antichute en passant par les techniques et technologies de pointe pour la correction chirurgicale de la calvitie. Un rendez-vous à ne pas manquer pour qui veut, comme moi, rester à l’avant-garde de la pratique médicale et dépister les nouveautés.

La greffe capillaire a fait des progrès spectaculaires depuis que je la pratique, c’est-à-dire depuis presque 20 ans. Est heureusement révolue l’époque des greffes en tête de poupée ou en rangée d’oignons qui ont été populaires vers la fin des années 80 et le début des années 90, à défaut de ne pas savoir faire mieux. Depuis ce temps, la technique n’a cessé de se raffiner et aujourd’hui on peut difficilement obtenir de meilleurs résultats. On transplante maintenant les cheveux un à un ou par petits paquets de 2 ou 3, les fameuses unités folliculaires qui sont en fait la reproduction de ce que  la nature elle-même avait prévu. En effet, lorsqu’on regarde le cuir chevelu avec un microscope, on constate que les cheveux sont souvent groupés en petites unités de 2, 3 ou même parfois 4 follicules. Avec les greffes modernes, on ne fait donc que reproduire ce ‘’ design ’’ prévu par la nature. D’ailleurs, les greffons sont maintenant toujours coupés sous la lentille d’un microscope pour assurer leur qualité et intégrité.

Malheureusement, les patients qui ont subi des greffes avec les anciennes techniques et qui sont encore ‘’ en circulation ’’,  véhiculent, bien malgré eux, cette image négative qui reste ancrée dans l’imaginaire des gens, qui pensent à tort que la greffe capillaire c’est encore ça!

Les milliers de patients qui ont subi cette chirurgie dans la dernière décennie passent souvent inaperçus compte tenu des résultats parfaitement naturels obtenus avec les nouvelles méthodes de greffe.

Tous les gens qui hésitent à faire le pas et à consulter en vue d’une greffe devraient donc être rassurés et oublier l’image négative qu’ils trimbalaient dans leur tête.

Du nouveau au congrès? Pas beaucoup de choses, mais je reviens avec quelques idées que je laisse germer dans ma tête, histoire de digérer la masse d’information recueillie en 3 jours. Un petit avant-goût, peut-être? Que diriez-vous de la greffe de sourcils? Ce n’est pas tout à fait révolutionnaire et nouveau, mais je m’étais abstenu jusqu’à présent parce je n’étais pas encore tout à fait convaincu de la pertinence de cette pratique. J’ai réalisé que c’est pourtant un besoin réel chez plusieurs patient(e)s, qui, pour toutes sortes de raison, sentent le besoin de redessiner leurs sourcils.

En plus de répondre à un besoin, cette technique m’attire parce qu’elle plaît à mon côté perfectionniste et qu’elle requiert beaucoup de patience, de sens esthétique et de minutie, des qualités dont je pense être doté!

Posted in Médecine Eshétique | Tagged , , , | Leave a comment

Xeomin : la concurrence est toujours salutaire!

La protéine botulinique Xeomin de Merz Pharma a été approuvée récemment par Santé Canada et est maintenant offerte dans plusieurs cliniques médico-esthétiques.
Il s’agit d’une molécule qui, comme le Botox, réduit la contraction de certains muscles du visage pour atténuer et adoucir les rides d’expression, souvent à l’origine d’un air sévère ou fatigué.

Même si le Botox a eu le haut du pavé pendant de nombreuses années (il fête d’ailleurs 10 ans d’utilisation à des fins esthétiques), je pense que la présence de nouveaux joueurs et compétiteurs dans le paysage médico-esthétique est un signe de santé et de progrès, témoignant de l’importance de ce marché et du besoin d’y introduire des produits de qualité.
D’ailleurs, un autre neuromodulateur (c’est ainsi qu’on appelle la classe de produits agissant sur la contraction musculaire) est aussi annoncé pour bientôt, son dossier étant encore entre les mains de Santé Canada. Il s’agit du Dysport de Médicis.

Il est à noter que ces molécules sont offertes depuis quelques années déjà dans plusieurs pays, autant en Europe qu’en Amérique, et qu’elles ont fait la preuve de leur efficacité et, surtout, de leur innocuité, comme en attestent leurs très bonnes feuilles de route et le degré de satisfaction, autant des patients que des médecins, quant aux effets désirés. Il ne faut surtout pas oublier qu’avant leur mise en marché, ces produits ont suivi le long chemin des études et des essais cliniques et sont soumis à de rigoureuses vérifications par les instances gouvernementales de contrôle, comme Santé Canada.

Donc, trois produits visant les mêmes buts et effets. Est-ce trop?
Pendant 10 ans, nous nous sommes très bien débrouillés avec le Botox, et pourtant je crois que la présence de plus nombreux produits très compétitifs va encore plus susciter l’intérêt de la population, pousser les industries pharmaceutiques à de nouveaux niveaux d’excellence et de qualité, démystifier et rendre plus accessible l’information.

Pour revenir au Xeomin, avant son lancement officiel, j’ai eu le privilège de faire parti d’un petit groupe sélectionné de médecins canadiens appelés à se prononcer sur l’efficacité du produit, après avoir mener une étude de satisfaction auprès de la clientèle. Le consensus dégagé lors des discussions de ce comité aviseur n’a pas manqué de souligner l’interchangeabilité du Xeomin avec le Botox, à tous les niveaux d’utilisation, de la reconstitution à l’administration, en passant, bien sûr, par la durée d’action.

Donc, deux produits très similaires qui, entre les mains d’injecteurs chevronnés, donnent des résultats fantastiques et naturels!
Vais-je continuer à utiliser Botox? Bien sûr!
Vais-je aussi utiliser Xeomin? Bien sûr!
C’est comme si, au lieu de choisir entre Mercedes et BMW, j’achetais les deux!
Deux produits ayant chacun ses caractéristiques propres, mais deux produits de très grande qualité!

Posted in Médecine Eshétique | Tagged , , | Leave a comment

Venus Freeze : pour retrouver tonus et raffermissement

Bonjour,

J’ai une question que je me pose depuis 1 mois. J’ai 52 ans et j’ai commencé au mois de novembre 2011 des traitements de Juvéderm et de Botox. Les rides sont beaucoup moins creuses, mais il reste de fines lignes de chaque côté de la bouche (rides de la marionnette) et un léger relâchement. Mon médecin me conseille le Venus Freeze, mais je ne sais pas si je dois le faire. Je ne connais personne qui a essayé le Venus, donc j’ai peur d’investir et de ne voir aucun changement.
Que me conseillez-vous?
Merci,
Chantal

Bonjour Chantal,

Je vous remercie de m’avoir fait parvenir votre question.

Les injectables de remplissage (et on retrouve dans cette catégorie Juvéderm, Téosyal, Esthélis, Radiesse, etc) servent à redonner du volume au visage et à réduire les rides statiques causées par le vieillissement de la peau et le manque de collagène. Les toxines botuliniques, comme le Botox et le Xeomin, nouvellement approuvé par Santé Canada, servent plutôt à diminuer les rides dynamiques causées par la contraction des muscles de l’expression. La combinaison de ces produits, tout en étant parfaite pour estomper les rides, ne crée par contre pas de raffermissement des tissus. Pour ce faire, il faut faire appel à des technologies qui ont pour but de stimuler le collagène. Pour arriver à cette fin, la plupart des appareils auxquels nous avons accès sur le marché canadien utilisent l’énergie de la radiofréquence. Cette énergie réchauffe les tissus et provoque, de façon graduelle et naturelle, la contraction des fibres existantes de collagène et la formation de nouveau collagène.

Le Venus Freeze fait partie de cette catégorie d’appareils. Il a fait son apparition sur le marché canadien il y a un an et il est devenu, en peu de temps, un des appareils les plus populaires des cliniques médico-esthétiques puisqu’il a fait preuve d’une belle efficacité dans le raffermissement et le remodelage corporel, du visage en particulier.

Par contre, avec ces techniques non invasives et non aggressives, il ne faut pas s’attendre à des résultats similaires à ceux qu’apporterait un redrapage chirurgical (lifting du visage ou du cou).
Une patiente qui serait candidate à une chirurgie parce que le relâchement des tissus est trop avancé ne sera pas satisfaite des résultats obtenus avec une méthode non chirurgicale. À l’inverse, une patiente qui commence à peine à remarquer un manque de tonus dans la peau et qui n’est donc pas encore candidate à une méthode plus agressive obtiendra, de son côté, de beaux résultats avec une série de traitements avec radiofréquence, en l’occurrence avec le Venus Freeze.

Avant de prendre votre décision, assurez-vous que votre médecin est bien habitué aux indications et surtout aux limites du Venus Freeze et que ses techniciennes ont une bonne expérience avec l’appareil. En effet, les résultats obtenus avec ces technologies dépendent beaucoup de l’habilité des opératrices et cette habilité ne vient qu’avec l’usage et la compétence.

Cordialement,

Yves Hébert, MD

Posted in Médecine Eshétique | Tagged , , , , , , , , , , | Leave a comment

Les taches café-au-lait

Bonjour,

J’ai une énorme tache de naissance café-au-lait qui couvre une bonne partie de mon flanc droit.
J’ai maintenant 30 ans et cette tache m’a toujours fait vivre un grand complexe.
Je voudrais savoir s’il existe un moyen pour que je puisse m’en débarrasser, par un traitement avec laser, par exemple.
J’attends impatiemment votre réponse.

Merci,
Sylvie

Chère Sylvie,

Je vous remercie de m’avoir fait parvenir cette question.

Les taches de naissance, souvent appelées taches café-au-lait à cause de leur couleur, sont moins fréquentes chez les bébés à la peau blanche, mais plus fréquentes chez ceux à la peau plus foncée. Ainsi, 0.3 % des bébés blancs vont présenter une tache solitaire, comparativement à 3 % des hispaniques et 18 % des noirs.

Une tache isolée, même d’assez grande dimension, ne représente aucun danger pour la santé, mais s’il y a plusieurs taches (six et plus) de plus de 5 mm de diamètre chez les individus prépubères ou de plus de 15 mm chez les individus postpubères, il faut penser à un diagnostic de neurofibromatose de type 1 ou maladie de Von Recklinghausen. Ce désordre génétique héréditaire s’accompagne, en plus des taches café-au-lait, de tumeurs cutanées (bosses), bénignes en soi, mais qui peuvent causer des compressions au niveau des nerfs et des tissus avoisinants.

Dans votre cas précis, je crois que nous nous trouvons devant une tache solitaire qui a évolué au fil de temps pour atteindre une grande surface, mais sans causer aucun problème, sauf le complexe que vous vivez.

Selon la densité de la pigmentation et la couleur de la peau, le traitement peut s’avérer long et couteux. Il faut, en effet, avoir recours à des séances multiples de laser qui parviendront, très graduellement, à faire pâlir la lésion. La tâche n’est pas impossible, mais il faut y aller avec prudence pour ne pas causer de complications permanentes reliées à la nature même des lasers utilisés. Il est évidemment primordial que ces traitements soient entrepris par des professionnels de la santé très accoutumés à l’emploi de ces technologies. Plusieurs types de lasers sont efficaces dans de tels cas, comme les lasers ND :YAG, Ruby, ER :YAG, Alexandrite, etc. Le choix de laser dépendra surtout de la couleur de la peau, les peaux plus foncées comportant plus de risques de complications et étant plus délicates à traiter que les peaux pâles.

Donc, chère Sylvie, il y a de l’espoir, mais il faut que vous vous adressiez à un médecin ayant de l’expérience dans le traitement des taches pigmentaires et à l’aise dans la manipulation des appareils laser. Il faut aussi que vous soyez très patiente puisque les résultats sont longs à se manifester et exigent beaucoup de séances de traitement. Par contre, au bout du compte, votre tache ne sera qu’un mauvais souvenir!

Cordialement,

Yves Hébert, MD

 

Posted in Médecine Eshétique | Tagged , , | 2 Comments